Quand la circulation devient matière à réflexion

5 bonnes minutes de patience avant de voir arriver le premier car pourtant croisé 6,5 km plus tôt

Jeudi 5 avril 2012, vers 7 heures 35. Arrivé au rond-point devant le cinéma, sur les bords du lac, j’aperçois deux cars Alpes Découverte qui arrivent du boulevard Garibaldi ou de l’avenue du Petit Port. Mentalement, je prends note des véhicules qui les précèdent ou les suivent. Quelques minutes plus tard, je les retrouve tous à hauteur du hameau de Terre Nue. Empêtrés dans les embouteillages. Avec mon vélo bien chargé, il m’aura fallu un peu moins de temps qu’eux pour aller d’Aix à Terre Nue. Tout en profitant de la vue et du calme du chemin lacustre. Voila qui donne déjà matière à réfléchir. Mais ce n’est pas fini.

Tandis que je continue tranquillement mon petit bonhomme de chemin le long de la voie cyclable de la RD1201, les véhicules en question piétinent pare-choc contre pare-choc pour passer les deux ronds-points du Viviers. J’ai beau me retourner, pas de cars à l’horizon. Pour en avoir le cœur net, je décide de m’arrêter au rond-point de l’aéroport. Cinq bonnes minutes s’écoulent avant que je ne vois arriver les deux cars, flanqués des véhicules qui les entouraient déjà à Aix, et de quelques autres venus se glisser dans la circulation entre temps. J’ai même eu tout le temps de m’installer confortablement pour prendre une photo « souvenir ».

Pour parcourir les 6,5 km de ce parcours par vraiment urbain où les voitures devraient donc aller plus vite que les vélos, j’ai mis ce matin-là 5 minutes de moins que les véhicules motorisés. Soit sur mon trajet domicile-travail (Aix-les-Bains → La Motte-Servolex), 5 à 10 minutes de plus qu’en voiture. Mais avez zéro pollution, zéro stress, un coût bien moindre, et un indubitable effet bénéfique pour la santé.

En espérant que cette petite réflexion donne matière à réfléchir à au moins quelques uns. A réfléchir, et surtout à agir.

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